Une fresque sociale et engagée.
Cette histoire vraie tient lieu d’anecdote
extraordinaire. Non parce qu’un groupe d’hommes
se découvre une passion commune mais parce que
ces hommes sont mineurs, prolétaires, incultes
et se découvrent du talent. Olivier est celui qui se
distingue entre tous. Rapidement, ses peintures
font place d’œuvres d’art, attirent l’œil des érudits.
Tous d’ailleurs finissent par devenir artistes, au sens
propre du terme, à force de pratique, de labeur.
Se pose alors la question de la légitimité en fonction
de notre classe sociale. Soutenu par un milieu
élististe, trouvant le temps nécessaire à consacrer à
une passion, un être aura sans doute plus de chance
qu’un autre de se révéler artiste et bien des fois,
le génie reste terré dans l’ignorance. La question
de la légitimité trouve dans cette pièce un second
prisme. Une fois considérés en tant qu’artistes,
sont-ils condamnés à se raconter eux-mêmes pour
être reconnus par le monde de l’art ? Peuvent-ils
aller plus loin et être adoubés malgré tout ?
Ce spectacle vise finalement à galvaniser toute
personne désireuse de s’exprimer artistiquement.
Texte : Lee Hall
Mise en scène : Adrien Popineau
Interprétation : Fabien Floris, Benoît Dallongeville, Louise
Dupuis, Valentine Galey, Mati Galey, Nikola Krminac et Adrien
Popineau
Scénographie : Fanny Laplane
Lumières : François Leneveu
Régie de tournée : Léo Delorme
Coproductions : Les Messagers et Fabriqué à Belleville
Création : Le Rayon Vert - St-Valéry en Caux, L’Archipel - Granville, La
Halle ô Grains - Bayeux, CDN du Théâtre des quartiers d’Ivry, Théâtre
Paris-Vilette
Remerciements au Théâtre de la Tempête et au Théâtre de l’Étincelle
© DR